Fondé en 1974, Revers Club avait gardé son âme mais perdu son image. J’ai repensé son identité de A à Z pour séduire une nouvelle génération de joueurs, sans perdre ceux qui font vivre le club depuis cinquante ans. Le résultat : un club de quartier qui a du style.
Revers Club est un club de tennis associatif fondé en 1974. Il compte six courts en terre battue, un club-house avec terrasse, 400 adhérents et une école de tennis d’une centaine d’enfants. Le club a une vraie âme : des bénévoles investis, des fidèles depuis des décennies et un tournoi d’été devenu un rendez-vous. Mais son image n’avait pas bougé depuis vingt ans : un logo clipart, une signalétique délavée et un Instagram à l’arrêt. Pendant ce temps, le padel attirait les 25-40 ans dans des complexes neufs, pensés pour être photographiés.
Comment rendre désirable un club historique, sans perdre ceux qui le font vivre depuis plus de cinquante ans ?
Il fallait convaincre deux publics qui ne se ressemblent pas. D’un côté, les jeunes actifs, qui voient un club vieillot, voire fermé. De l’autre, les adhérents historiques, qui craignent qu’on leur prenne leur club. La contrainte associative s’ajoutait : peu de couleurs à l’impression, une identité utilisable en broderie comme en tampon, et des outils que les bénévoles pourraient faire vivre seuls.
L’objectif fixé : +30 % d’adhérents de moins de 40 ans en deux saisons.